google.com, pub-8770072612658242, DIRECT, f08c47fec0942fa0

mercredi 1 septembre 2010

Inde / Mines: Pour sauver une tribu locale, l’Inde rejette un projet minier

Madagascar Tribune


(MFI / 31.08.10) C’était une décision très attendue en Inde. Le ministre de l’Environnement vient de rejeter un projet controversé d’exploitation minière porté par le géant britannique Vedanta. Le projet devait mettre en danger des forêts considérées comme sacrées par une tribu locale et menacer du même coup la survie des autochtones.
C’est donc, en principe, l’épilogue d’une longue histoire. En Inde, le ministre de l’Environnement vient de rejeter un projet controversé d’exploitation minière porté par le géant britannique Vedanta, qui devait mettre en danger des forêts considérées comme sacrées par une tribu locale et menacer du même coup la survie des autochtones.
C’est une grande décision et une grande victoire pour tous ceux qui depuis de longues années se sont engagés dans ce combat exemplaire pour que le mineur Vedanta ne s’approprie pas les terres ancestrales des Dongria Kondh.

Une décision de bon sens

Nombre d’organisations internationales et de personnalités se sont impliquées dans cette affaire et le tapage médiatique, ajouté à l’évidence de l’injustice faite à cette communauté, a fini par imposer une décision de bon sens. Cette montagne de bauxite tant convoitée n’appartient pas aux mineurs, elle a déjà un propriétaire, et ce sont les Dongria Kondh.

Pourtant cette décision peut paraître relativement surprenante en raison d’un contexte économique et politique plutôt favorable au développement industriel et à la volonté manifeste de New Delhi d’attirer, ou tout au moins de ne pas décourager, les investisseurs potentiels.
Mais il y a dans cette affaire un autre paramètre qui n’est peut-être pas indifférent dans la décision prise par le ministre. La fédération indienne est en proie à une guerre civile larvée conduite par une guérilla maoïste qui affecte notamment l’Etat d’Orissa, où sont établis les Dongria Kondh, et les priver de leurs ancestrales terres les auraient vraisemblablement précipités vers des formes d’action plus radicales.
RFI / MFI


http://www.madagascar-tribune.com/Pour-sauver-une-tribu-locale-l,14639.html